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  • Cyril Léger

L’effondrement dans la Splendeur



L’énergie de la balance nous enseigne le « parfait équilibre », c’est-à-dire, le mouvement subtil qui rassemble et utilise les opposés qui forment la dualité dans un balancement permanent sans pour autant être défini par eux.


Comme le danseur qui se balance sans tomber, qui tombe sans s’écraser, qui s’écrase sans être terrassé, qui se terrasse sans être ensevelie, qui s’ensevelit sans mourir, qui meurt d’être vivant et qui, parce qu’il est vivant, laisse tout ce qui n’est pas essentiel, mourir.


La balance nous enseigne la juste utilisation des contraintes que les opposés impliquent afin d’en faire ressortir la substance fondamentale au travers des opportunités créées par les événements du monde.


Ce sont nos choix qui déterminent nos expériences et non les événements qui doivent déterminer nos choix. Ni la présence, ni l’absence de conflits ne devraient nous empêcher de construire la paix. La voie du milieu est celle qui œuvre au travers de la dualité sans être affecté par elle.


La balance nous enseigne comment faire le bon choix, comment choisir au-delà du bien et du mal, du vrai et du faux, du haut et du bas. Comment choisir la voie qui mène entre les deux grandes lignes de force sans subir les forces gravitationnelles élémentales. Et dans la gravité, trouver le centre autour duquel tout gravite. La Voie du milieu est la voie du Cœur qui harmonise et équilibre les opposés dans la lumière de la vérité.


Ainsi, on peut choisir que ses actions ne soient plus conditionnées par la dualité, choisir la voie de la réconciliation des opposés, choisir le mariage des deux essentiels.

Invoquons pour cela les Noces célestes par le prononcement répété de la sentence « Je choisis la Voie qui mène entre les deux grandes lignes de force. »


Situé dans l'ardente volonté de Dieu, savoir que : Je Suis la Voie qui traverse le fleuve de la vie sans être noyé. Enraciné au cœur de la dualité, je choisis d’être un duo indivisible.


La vingt cinquième lettre hébraïque selon Marie Elia, « Noun finale » par sa verticalité réunit le ciel et la terre de façon accomplie. « elle n’enferme plus l’épée de Roi. (Référence à l’histoire du roi Arthur et des chevaliers de la Table ronde, où il est dit que celui qui parviendra à sortir l’épée Excalibur du rocher où elle est enchâssée sera désigné roi. Après que de nombreux chevaliers, malgré leur force physique, aient essayé vainement, le jeune Arthur y parvint sans peine, simplement parce qu’il avait le cœur pur.) Excalibur, c’est-à-dire l’énergie qui nous anime, se dresse de la Terre même jusqu’aux nouveaux cieux. La bête en nous, touchée par la lumière de la conscience et de l’amour, s’est inclinée et a retrouvé sa splendeur, au service de la Vie.

L’Ombre a tant été aimée qu’elle en est devenue clarté ! »


La splendeur n’a pas d’autre choix que de révéler la souillure à l’instant même où elle apparaît. Rien n’est assez pur pour la contenir ici-bas dans sa divine lumière mais la matière transcendée, soit aimée dans toute sa mesure, élève la souillure au rang de splendeur par laquelle elle illumine le monde. Il n’y a donc rien à séparer, rien à concevoir en dehors de la dualité mais il nous faut apprendre à agir et à utiliser convenablement les opposés afin de soutenir toutes les forces vives dans l’élévation de la conscience de l’amour.


Tout s’effondre dans la splendeur, jusqu’à ce que seul l’essentiel - les opposés réunis en une unité indissoluble - soit présent sur la Terre comme au Ciel.


Crédit image : whosedreamisthis


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